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31 janvier, 2011

Cette dernière réunion du G20

Classé dans : Economie,Monde — llanterne @ 5:27

Cette dernière réunion du G20 dans Economie latern

La France a pris la présidence du G 20 et Nicolas Sarkozy en a présenté les multiples priorités, lundi dernier, à savoir : régulation du prix des matières premières, stabilisation des marchés, amélioration de la gouvernance économique mondiale. Nicolas Sarkozy l’a clamé haut et fort, il faut taxer et réguler. Ces premiers débats entre les membres du G20, se sont ainsi clos vendredi, à Séoul, sur des accords à minima, avec quelques points de convergence, mais aussi le constat de nombreuses difficultés à résoudre et à surpasser, notamment en matière monétaire. 

Les dirigeants des vingt pays membres, se retrouveront à Cannes, à la fin 2011. Un positionnement de Nicolas Sarkozy, à cette occasion, dans l’ouverture de ses chantiers colossaux, qui lui a ainsi valu d’être présenté dans le journal « Le Monde » en véritable « social-démocrate, adepte du colbertisme ». Une formule qui ne manque pas de piquant, quand on se rappelle un temps pas si lointain, où les détracteurs de l’actuel président de la République le surnommaient « Sarkozy l’Américain ». Mais la crise de 2008 est passée par là, et entre-temps Nicolas Sarkozy a viré sa cuti. Mais derrière ces prises de positions affichées par le président de la République, plus que louables et de circonstance, et cette idée quelques peu chimérique de régulation mondiale, en réalité, on peut s’interroger sur les véritables marges de manœuvre pour cette présidence. 

Cette régulation mondiale est devenue le rêve de certaines élites françaises, qui ont reconverti l’universalisme hexagonal passé, en un fantasme de gouvernement mondial. Sarkozy emprunte ainsi « les patins » de certains nos grands technocrates, qui ont dirigé ou dirigent encore des organismes internationaux : Jacques Attali, Pascal Lamy, Dominique Strauss-Kahn ou Jean-Claude Trichet. Tous « ces machins » dénoncés jadis, par de Gaulle. Mais les marges de manœuvre pour Sarkozy, sont plus que minces, voire même nulles, et il le sait si bien, qu’il a même renoncé, en réalité, à sa seule proposition réellement iconoclaste et authentiquement révolutionnaire de nouveau système monétaire mondial, vieille idée française, mais butant sur les réalités géo – stratégiques.

Nicolas Sarkozy ne peut se limiter qu’à quelques condamnations, au nom des bons principes. Il a annoncé sa rencontre prochaine avec Dominique Strauss-Kahn. Il défend maintenant une conception plus protectionniste, l’idée de battre monnaie et jouer de sa valeur, dénonçant le souhait d’enterrer l’affaire, « sans fleurs ni couronnes ». Double discours diront ses détracteurs, mais surtout désarroi d’une France et d’une Europe, qui ne parviennent plus à imposer leurs conceptions, dépouillées de leur souveraineté et se cachant derrière une sémantique de coopération, pour mieux reculer face à la perspective de l’inéluctable affrontement économique.                           

                                                                                                                                          J. D.

Un pavé dans la marre du dollar…

Classé dans : Diplomatie,Economie,Monde — llanterne @ 0:03

Un pavé dans la marre du dollar... dans Diplomatie latern

Le président chinois Hu Jintao a effectué récemment une visite aux Etats-Unis, qui a été marquée par une offensive sur la question monétaire. On a pu retenir à cette occasion cette formule du dirigeant chinois, qui a marqué les esprits : « Le système monétaire international est devenu un produit du passé ». Voilà de quoi jeter la confusion parmi les esprits les plus idéalistes, toujours à l’affut d’une hypothétique communauté internationale, qui s’idéalisaient que la planète serait dirigée désormais par un consortium sino-américano, le fameux G2. Il est vrai, les dernières déclarations du président Hu Jintao, devraient déciller les yeux les plus embués. Car en remettant ouvertement le rôle de monnaie de réserve du dollar, les Chinois s’attaquent, en effet, au cœur nucléaire de l’impérium américain.        

Le général de Gaulle le savait mieux que quiconque, ayant expliqué avec une rare maestria, il y a plus de quarante ans, les avantages inouïs que les Américains tiraient de ce privilège exorbitant - consécutif aux accords de Bretton-Woods -, celui de battre leur propre monnaie, comme monnaie-référence du monde entier. La décision de Nixon de supprimer la convertibilité du dollar en or, à partir de 1971, avait fait disparaitre le seul talon d’Achille des Américains. Depuis lors, l’armée américaine avait financé sans douleurs la croissance infinie et exorbitante de ses équipements, en faisant jouer la planche à billets. Privilège exorbitant dont ne disposait pas l’Union soviétique Soviétique, et qui a empêché, en plus des absurdités de leur système économique, les communistes de suivre le rythme fou imposé par l’Oncle Sam, dans la course aux armements.Après avoir mis à genoux leur rival soviétique en 89, les Américains devaient réduire à néant, un autre concurrent, à savoir le Japon. En contraignant les Japonais, protégés par leur parapluie nucléaire, à réévaluer leur monnaie par rapport au dollar, les Américains sont parvenus à enrayer leur fantastique machine exportatrice, qui ne cessait alors de tailler des croupières à l’économie américaine.

Vingt ans après, l’économie japonaise ne s’en est toujours pas remise. D’où l’offensive du président chinois à Washington, car les Chinois veulent éviter ces deux écueils, à proprement parler. Ils augmentent de 2 % par an leurs dépenses militaires, et refusent de réévaluer le Yuan. Les Chinois ont aussi pris comme un casus-belli, la décision de la Banque Centrale Américaine de déverser 600 milliards de dollars, pour relancer une nouvelle fois la machine économique américaine et faire baisser le dollar. Les pays émergents sont également furieux. En attaquant ainsi publiquement le dollar, les Chinois incitent l’Arabie saoudite à abandonner la monnaie américaine, comme monnaie de paiement pour les exportations pétrolières. Alors on en aurait fini de la diplomatie du dollar. Et les Américains eux-mêmes, se battent avec une main attachée dans le dos.

Ces-derniers sont surendettés, et en effet, un débiteur parle toujours respectueusement à son banquier. Et aux Etats-Unis, le lobby chinois constitué des grandes industries qui ont délocalisé à tours de bras leurs usines depuis dix ans, et de Wall-Mart, le Carrefour américain, qui importe dans ses grandes surfaces tous les produits Made in China, ont fait la fortune de leurs dirigeants, sur la complaisance à l’égard de la Chine. Les Etats-Unis ont poussé à l’entrée de la Chine à l’OMC. Dixit M. Zemmour, dans une formule qui résume bien le propos : « Ce lobby chinois tel Frankestein a fabriqué un monstre au prix d’une désindustrialisation massive aux Etats-Unis… Et désormais le monstre se retourne contre son créateur »…

                                                                                                                                                               J. D.

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