La Lanterne (politique, sujets de société)

22 avril, 2011

Carnet littéraire – Coups de coeur

Classé dans : Focus litteraire — llanterne @ 0:54

« Charly 9 », Jean Teulé, Julliard  

Jean Teulé a publié récemment son treizième roman, « Charly 9″ ». Après « Le Montespan », « Mangez-le si vous voulez », l’ami des poètes (Verlaine, Rimbaud, Villon) nous fait revisiter les méandres du règne de Charles IX, associé dans l’imaginaire collectif au massacre de la Saint-Barthélémy. Sa responsabilité réelle continue de diviser les historiens, mais l’auteur présente cependant « Charly 9″ » en pantin placé entre les mains de sa mère, Catherine de Médicis. En proie aux remords et aux hallucinations, le jeune roi aurait accumulé les initiatives désespérées. Sa santé ayant toujours été médiocre, les tumultes d’un complot déjoué contre lui, finirent de l’affaiblir, et atteint de maux divers, il s’éteint le 30 mai 1574, un mois avant son vingt-quatrième anniversaire. C’est ainsi le bref règne de celui, de tous les rois de France, qui aurait été « l’un des plus calamiteux », que Jean Teulé nous fait redécouvrir, à sa manière, dans ce style bien à lui.

« Eloge des frontières », Régis Debray, Gallimard

Et si le sans-frontiérisme n’était pas plutôt « un leurre, une fuite, une lâcheté » ? C’est l’interrogation soulevée par Régis Debray, dans « Eloge des frontières ». Le philosophe rassemble dans ce petit essai, le contenu de conférences prononcées en mars 2010, à la Maison franco-japonaise de Tokyo, tournant progressivement au fil du récit, à l’attaque en règle des chantres d’une globalisation indifférenciée. En « bon Européen », Régis Debray choisirait ainsi « de célébrer ce que d’autres déplorent : la frontière comme vaccin contre l’épidémie des murs ». Parce que partout « sur la mappemonde, et contre toute attente, se creusent ou renaissent de nouvelles et d’antiques frontières »… L’ancien militant d’extrême-gauche s’inscrit dans un positionnement quelques peu chevènementiste, au travers de ce petit manifeste à rebrousse-poil, à découvrir.

 « J’y crois pas », Orimont Bolacre, David Reinharc & Parti de l’In-nocence

Contredire Stéphane Hessel, par son passé de résistant, sa carrière, son âge, et surtout au travers de son succès littéraire récent (avec Indignez-vous !), peut sembler ardu, médiatiquement parlant. Même si pourtant, Stéphane Hessel ne laisse en face de lui, que des portes ouvertes, « y compris celles qu’il défonce doucement ». Et c’est l’exercice malaisé, auquel s’est livré Orimont Balacre (avec un talent relatif), dans un récent opuscule « J’y crois pas », que l’auteur a voulu du même format que l’ouvrage auquel il répond, et qui a attiré récemment mon attention dans une librairie, placée sur un présentoir, juste à côté d’« Indignez-vous ».

A savoir certes, un opuscule à l’intitulé pour le moins laconique, elliptique et succinct, mais en guise de réponse à un autre ouvrage au titre non moins lapidaire. Agé de trente et un ans, l’auteur ne parle pas de si haut. Mais visiblement proche du parti de l’In-nocence du controversé Renaud Camus, il s’est évertué cependant à décrypter ces « indignations » successives destinées aux « jeunes générations », les jugeant prévisibles et assez sélectives. Tous ces « grands principes de la Résistance, invoqués par l’ancien ambassadeur, [qui] ne seraient plus opérationnels en ce début de XXIe siècle mondialisé »

 

 

 

 

 

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