La Lanterne (politique, sujets de société)

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9 novembre, 2012

Ce débat autour de l’homoparentalité

Classé dans : Politique,sujets de societe — llanterne @ 18:26

A l’heure où quelques pays européens ont déjà accordé aux couples gays le droit au mariage et à l’adoption, la question fait débat en France, prenant depuis ces derniers temps, une certaine résonance. Il est vrai, que sous la pression électorale, Nicolas Sarkozy, durant son mandat - et cela dès 2007 -, aura même déjà songé à équiper les candidats éventuels d’un véritable kit familial. En effet, avec le contrat d’union civile, assimilable en tout point au mariage, une trouée était déjà ouverte aux tenants du mariage homosexuel, ainsi qu’en filigrane, à une autre problématique se posant consubstantiellement, l’adoption par des couples homoparentaux.

Et pour se faire, l’habile lobby avait trouvé un slogan digne d’une campagne publicitaire à la Séguéla : « le mariage pour tous ». Effrayée par la ringardisation décrétée par les médias, ces derniers jours, la droite restait tapie dans l’ombre, et l’Eglise laissait partir en éclaireur, le Grand rabbin de France. Réclamer le mariage pour les homosexuels aura été le dernier subterfuge de ces militants d’extrême-gauche aguerris, toujours à l’affut d’une nouvelle revendication, justification même de l’existence de certaines associations, dans une sempiternelle fuite en avant. Mais seulement, comme l’analyse Monsieur Zemmour, le lobby semble avoir vu trop gros. « Il tenait le mariage, il voulait les enfants ». Il est vrai, comme l’expose judicieusement Béatrice Bourges (auteur d’un ouvrage sur le sujet), si le droit à l’enfant revendiqué par les couples homosexuels - tel une nouvelle revendication exhibée par certains lobbies, et le dernier droit d’une société consumériste et hédoniste -, se trouve bien au cœur de ce des nouvelles expériences sociojuridiques, étrangement, le droit de l’enfant lui-même semble avoir été relégué aux oubliettes. Car peut-on réellement croire à la neutralité de la sexualité parentale dans la construction psychique de l’enfant ?

Pour le PaCS (au demeurant, fort mal négocié, à l’époque, car laissant trop de questions jurisprudentielles en suspens), « le lobby avait réussi à endormir les consciences, en jouant sur l’utilitarisme de chacun ; un droit de plus pour les homos, mais qui ne vous enlève rien », pour citer l’inénarrable Monsieur Zemmour. Mais cette fois, l’égoïsme utilitariste s’est retourné : un droit de plus pour certains, qui chamboule tout, jusqu’à la terminologie « père - mère » du livret de famille, remplacée par « parent 1 - parent 2 ». Des homosexuels se révoltent à leur tour contre l’emprise de ce lobby gay. Pour leur part, ils n’avaient jamais eu l’intention de se marier, demandant seulement à vivre tranquillement leur sexualité, pouvant avoir, à la rigueur, un neveu ou une nièce auxquels ils étaient attachés. Il est vrai, les grands écrivains homosexuels s’étaient, au passage, toujours moqués du mariage et même de l’amour, où comme disait Oscar Wilde, « on commence à se tromper soi-même, puis on finit par tromper l’autre ». En outre la souffrance chroniquement observée chez les enfants adoptés, qui n’ont de cesse de retrouver le père et la mère dont ils sont nés, ne risque-t-elle pas de s’aggraver dans le cas où la famille d’accueil ne représente même plus ce modèle ? Et quand sera-t-il de l’insertion sociale de l’adopté, dans le cas présent, surtout durant la petite enfance, puis l’adolescence, à une période où les enfants sont particulièrement cruels entre eux ?

En passant au crible, tous les arguments politiquement corrects en faveur de l’homoparentalité, Béatrice Bourges démontre également la nécessité d’une filiation parfaitement reconnaissable par les enfants, à travers la possibilité de se différencier sexuellement de leurs parents. Les chiffres sur l’adoption sont également à rétablir, dans un contexte élargi aux frontières de l’Europe. Au travers les résultats d’une vaste expertise dans différents domaines (psychanalitique, sociologique et juridique), sont ainsi dénoncés les véritables enjeux de société, se dissimulant derrière cette revendication marginale, au sein de la communauté homosexuelle, et à laquelle, il conviendrait plus que jamais, de se voir appliqué le sacro-saint principe de précaution. Puisque l’on ne devient pas enfant, mais l’on « naît » enfant.

                                                                                                                                                                              J. D.


6 novembre, 2012

Exposition « Canaletto-Guardi », Musée Jacquemart-André

Classé dans : Culture — llanterne @ 17:31

« Canaletto-Guardi » , Musée Jacquemart-André, 14 septembre 2012 – 21 janvier 2013

Canaletto-Guardi, c’est la dernière exposition temporaire, à découvrir au Musée Jacquemart-André (magnifique hôtel particulier, au coeur du VIIIe, propriété du couple Jacquemart-André, célèbres collectionneurs), outre l’exposition permenanente, sur ces deux grands maîtres de la veduta. Venise et son charme intemporel deviennent au XVIIIe siècle le sujet de prédilection de peintres, appelés védutistes. Leurs vues de Venise se répandent très vite en Europe et font de la veduta, encore de nos jours, le genre le plus collectionné et l’un des plus aimés du public.

Le védutisme (de l’italien vedutismo, de veduta qui signifie « vue »), à savoir ce genre pictural qui prospère en Italie et principalement à Venise au XVIIIe siècle, basé sur la représentation perspective de paysages urbains. La veduta (qui signifie « ce qui se voit »), qui s’apparente à la scénographie, l’artiste mettant en scène, une vue extérieure, présentant des problèmatiques de recherche spatiale. C’est au cours du XVIIIe siècle, en particulier, chez les peintres italiens Canaletto, Bernardo Bellotto et Francesco Guardi, les plus représentatifs du genre, que se développe cette pratique de la perspective, s’aidant d’un dispositif optique : la chambre noire (camera obscura), placée à l’intérieur de la scène d’un tableau pour préparer leurs cadrages et ouvrant la perception optique de la réalité sur un paysage urbain.

Exposition

Pour la première fois en France, et grâce à des prêts exceptionnels, le Musée Jacquemart-André consacre ainsi une exposition à la veduta, dont Canaletto et Guardi sont les artistes les plus connus et les plus brillants, du 14 septembre 2012 au 14 janvier 2013 avec une soixantaine d’oeuvres exceptionnelles exposées.

Si l’exposition offre une place maîtresse à Canaletto, figure emblématique de ce genre, en dévoilant plus de vingt-cinq œuvres remarquables du maître, issues des plus grands musées et collections, elle situe également l’artiste au sein de ce grand genre artistique de la veduta. Ses œuvres entrent en résonance avec celles de Gaspar van Wittel, Bernardo Belloto et Francesco Guardi qui s’impose comme le dernier maître ayant réussi à immortaliser l’enchaînement et l’élégance du XVIIIe siècle vénitien, cette exposition présentant près d’une vingtaine de ses toiles.

La part belle est faite également aux « caprices », ces remarquables scènes d’un Venise imaginaire, peintes par Canaletto, Guardi et Bellotto, certaines jamais montrées dans une exposition temporaire. A découvrir.

 dans Culture

 

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