La Lanterne (politique, sujets de société)

  • Accueil
  • > Culture
  • > Le Moulin à Caffé 22, rue de Caumartin, Paris IXe EXPOSITION PHOTO « Répétitions » Septembre 2015

2 octobre, 2015

Le Moulin à Caffé 22, rue de Caumartin, Paris IXe EXPOSITION PHOTO « Répétitions » Septembre 2015

Classé dans : Culture — llanterne @ 1:48

Nicolas Faugère 1

Nicolas Faugère, photographe

 

Chaque photographie est limitée à cinq tirages numérotés, et signés au dos.

Prix de la photographie : 90€

Contacts du photographe :

Tél : 06.50.40.12.51 Courriel : nicofaugere@hotmail.com

Nicolas Faugère, photographe de l’intime

 

Voilà près de trente ans que Nicolas Faugère a fait de la photographie une passion qu’il pratique en esthète. Photographe de l’intime, il se définit comme « portraitiste » et aime à saisir les instants privilégiés que le hasard propose, à fixer ces visages qui, un moment, sous une lumière nouvelle, révèlent l’humanité la plus naïve.

Né à Bordeaux en 1967, Nicolas Faugère, obtient une licence d’Etudes cinématographiques à l’université de Paris VIII, après avoir étudié à l’Institut supérieur d’études cinématographiques (Paris) et à l’Institut des arts de diffusion (Belgique). Dans le même temps, ses reportages l’entraînent aussi bien en Asie qu’en Afrique – au Népal en 1989, au Zaïre en 1992 où il répondait à une commande de l’UNICEF. De 1995 à 2015, il organise cinq expositions à Paris, et, dévoile, en 2014, à la Galerie « Arrêt sur l’Image » de Bordeaux, vingt-et-une photographies appartenant à la même série que propose, aujourd’hui, sa dernière exposition.

« Répétitions » présente ainsi deux séries de dix et cinq photos en noir et blanc, prises, avec un appareil photo argentique (objectif de 50 millimètres) au cœur de la Comédie française en 2000 et du Centre Pompidou en 1997. Les dix photographies du Centre Pompidou montrent, tour à tour, trois danseuses évoluant sur le plateau de la Grande salle de spectacle du sous-sol. Prises sur le vif, les artistes sur scène nous apparaissent proches ou évanescentes, dans un décor minimaliste où leurs gestes dessinent de grandes ailes lumineuses avant de fondre dans le flou. Les photographies sont ici stylisées grâce au temps de pose long (1/15e ou 1/30e) et à la pellicule sensible utilisée (100 ASA). Les cinq photographies de la Comédie française, quant à elles, nous donnent à voir une répétition informelle et privée de L’Ecole des femmes, mis en scène en avril 2000 par Eric Vignier. Prises secrètement depuis le balcon du théâtre, elles montrent les acteurs de loin sur le plateau du Français cerné de pénombre.

 Nicolas Faugère 2

Ce sont les vues d’un observateur privilégié et clandestin que Nicolas Faugère propose ici : c’est alors qu’il occupait un poste d’éclairagiste au Centre Pompidou, puis d’électricien de plateau à la Comédie française, que le hasard lui a donné de prendre ces clichés de l’intérieur. A la Comédie française, Nicolas Faugère surprend, appareil photo en main, les acteurs dans leur travail de répétition ; et c’est de la même façon qu’il s’est glissé, au Centre Pompidou, dans un groupe de photographes professionnels qui venaient assister à la représentation de danse contemporaine qui leur était réservée. Ainsi, il pose, avec « Répétitions », un regard singulier sur l’intimité de deux salles prestigieuses qu’il a fréquentées tous les jours ; et ses photographies ont gardé, pour certaines d’entre elles, cette trace d’urgence et d’indiscrétion qui les rend insolites. « A la Comédie française, rien n’était prévu, explique-t-il, mais j’avais toujours mon appareil photo avec moi ». Il pousse la porte du balcon, avance dans le noir, voit en contrebas les acteurs évoluer, et emporte avec lui ce que les spectateurs n’ont pas le droit de voir.

Aujourd’hui, Nicolas Faugère est le régisseur de la Comédie Caumartin à Paris. Il se souvient de l’insouciance parfois indiscrète avec laquelle il prenait portraits et photos des gens dans la rue ou lors de ses voyages. Sa passion est restée intacte, nous confie-t-il, mais, avec le recul, le côté voyeuriste du geste photographique le dérange davantage. Mais, c’est pourtant cette audace, toute naïve ou intrusive qu’elle est peut-être, qui lui permet de lever, pour nous, le voile des coulisses d’un théâtre et d’un musée célèbres dans le monde.

 

                                                                                                                                         Maxence Quillon

Pas de commentaire »

Pas encore de commentaire.

Flux RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour commenter.

Demandeur d'emploi |
OKL-GOLP'S CENTER |
Interdit bancaire? Enfin le... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | homosexualiteethomoparentalite
| misoprostolfr
| paroxetinefr