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10 février, 2020

Toulouse – Lautrec – Exposition au Grand Palais

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Toulouse – Lautrec, Exposition au Grand Palais, 9 octobre 2019 – 27 janvier 2020

Toulouse-Lautrec L'expo

Plus de vingt – cinq ans après la dernière grande monographie lui ayant été consacrée en France, une nouvelle exposition est consacrée à Toulouse – Lautrec (1864 – 1901) au Grand Palais. L’exposition propose une vision renouvelée, n’enfermant pas l’artiste dans le contexte sociologique auquel il est souvent réduit. Toulouse – Lautrec apparaît comme un déclassé, mais sa famille ne s’oppose pas à son choix de la peinture, dès l’adolescence, par sa maladie, ses accidents, ne pouvant plus s’inscrire dans son destin de fils unique, d’aristocrate vivant de ses terres. L’exposition réunit plus de deux cents oeuvres, toutes techniques confondues, peintures, décors, dessins, pastels, affiches ou lithographies.

Loin de la légende encombrante du client assidu des cabarets et maisons closes, correspondant à la vision habituelle de Toulouse – Lautrec (1864 – 1901), cette exposition revient sur la carrière et aux sources de l’inspiration de l’artiste. Dans la lignée de Degas, Manet, Daumier, à savoir celle du réalisme, Toulouse – Lautrec fait évoluer son naturalisme dès l’adolescence vers un style impressionniste, marqué par la photographie, le Japon, l’impressionnisme. Très tôt, Toulouse – Lautrec fait de la photographie son alliée, s’y appuyant pour peindre. Le jeune Albigeois s’est formé dans les ateliers parisiens, à l’âge de vingt ans, au début des années 1880, s’éloignant de l’animalier Princeteau, pour Bonnat, puis Cormon vers 1884.

S’inspirant de Van Gogh, ses oeuvres franchissent les frontières par l’intermédiaire de la Société des XX, l’hiver 1887 – 88. Lautrec n’a jamais caché son goût pour la culture anglaise, inspirant sa série de boulevardiers des années 1887 – 93. Il se met au service d’Artistide Bruant, dès 1886, ayant perçu le potentiel artistique et commercial des lieux de plaisir de Montmartre, attirant une faune interlope surveillée par la police, source d’une économie dont participe le monde des journaux et des images.

Ses chefs – d’oeuvre des années 1889 – 92, imposent l’univers inquiétant des bals publics, des cabarets et des cafés – concerts. A la demande des propriétaires du Moulin Rouge, Toulouse – Lautrec crée une composition originale en 1891. Cultivé, Lautrec se rapproche de La Revue blanche vers 1893 – 94, ouverte à toutes les tendances d’avant – garde littéraires ou artistiques, touchant à l’actualité, de l’anarchisme au dreyfusisme.

Il découvre Yvette Guilbert au Divan Japonais, une salle de spectacle de la rue des Martyrs, dès 1890. Il faut attendre 1894 pour que le premier projet d’affiche de Lautrec prenne corps. Menant sa vie au rhytme trépidant de sa création, l’abus d’alcool, les plaisirs, l’acharnement du travail, conduisent à un irrémédiable déclin physique. A la suite de crises violentes, il est interné par sa famille dans une clinique de Neuilly / Seine, en février 1899. Il ne sera autorisé à en sortir, que deux ans avant sa mort à la suite d’une série de trente – neuf dessins dédiés à l’univers du cirque et notamment des clowns.

L’exposition montre comment Toulouse – Lautrec s’inscrit comme un précurseur des mouvements d’avant – garde du XXe siècle.

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