La Lanterne (politique, sujets de société)

18 mars, 2013

Habemus papam !

Classé dans : sujets de societe — llanterne @ 17:27

C’est le « protodiacre », le cardinal français Jean-Louis Tauran, qui a fait l’annonce rituelle en latin, ce mercredi 13 mars, sur la place Saint-Pierre de Rome. Le 266e successeur élu de Saint Pierre et Saint Paul est l’Argentin Jorge Mario Bergoglio, sous le nom de François (en latin Franciscus). Il est le premier pape jésuite, le premier non européen - depuis Grégoire III au VIIIe siècle -, et le premier sud-américain. Et dès son avènement, ce pape est observé à la loupe par les médias du monde entier… Et les hostilités sont ouvertes. C’est une guerre de mots, d’images, une guerre en dentelles, mais une guerre inexpiable avec les médias. Une guerre qui n’en finit jamais, qui recommence avec chaque nouvel élu.

Déjà en amont, une fois de plus les spécialistes et les analystes en tous genres se sont trompés. Pour emprunter l’analyse du journaliste au Figaro, Thierry Desjardins, « ils nous avaient annoncé un pape jeune, peut-être de couleur, voire même favorable au mariage des homosexuels et des prêtres, à l’avortement et à l’euthanasie ». Mais les voix du Saint-Esprit et du Conclave sont plus impénétrables que celles de tout autre électorat. Le successeur de Benoit XVI a 76 ans, il est argentin, fils d’immigrés italiens venus de Ligurie et, tout jésuite qu’il soit, semble très à cheval sur les grands principes. Comme le titre assez drôlement, et sans doute à regret, Libération, il est « argentin mais pas gaucho ».

Et dès son avènement, l’Argentin subit le même sort que l’Allemand. Celui-ci avait eu les jeunesses hitlériennes, celui-là aura les généraux argentins. Mais peut-on vraiment reprocher à un pape de croire en Dieu et de respecter la parole divine ? Et à l’ancien archevêque de Buenos Aires de ne pas être entré dans le combat politique ? On peut espérer au moins qu’on lui accordera son désir d’être « le pape des pauvres ». Pendant toute sa vie, en Argentine, il aura voulu être proche des malheureux et aider les plus défavorisés, faisant preuve d’un ascétisme intransigeant, et n’ayant pas choisi le prénom de Saint François d’Assise par hasard. Les médias traqueront désormais la moindre déclaration du pape sur le mariage, le sida, l’homosexualité (questions restant, certes, en suspens, mais là n’est pas le fond du sujet), pour après une déformation et décontextualisation d’usage, le rendre odieux aux masses.

Un bon scandale financier ou une bonne affaire de pédophilie feront aussi bien l’affaire. Le catholicisme est la religion la plus maltraitée par les médias internationaux. Elle bénificie d’un traitement de défaveur, tandis que le protestantisme est ignoré, le judaïsme protégé et l’Islam craint, ou l’inverse. En effet, le catholicisme subit la conjonction de deux traditions : « la laïcarde » des médias français et la protestante anti-papale des médias anglo-saxons. Avec sa structure pyramidale et son discours moralisant, l’Eglise incarne tout ce qu’exècre un univers médiatique baignant dans la culture soixante-huitarde. Dans cette guerre, Benoit XVI était une proie idéale. Un pape intellectuel qui veut réconcilier la foi et la raison, grand doctrinaire, connaissant le poids des mots, mais pas le choc des photos, était une cible facile. Les médias le regrettent déjà. Car le successeur est plus pugnace et surtout plus retors.

Le nouveau pape est le produit de ces Jésuites, qui ont toujours érigé comme principe de combat, l’adaptation au terrain et à l’adversaire. Fondé par le Basque espagnol Ignace de Loyola, le 15 août 1534, sur la butte Montmartre à Paris, à l’occasion de la « Contre-Réforme », l’ordre des Jésuites est entièrement dévoué à la papauté. Très cultivés, ils surent mettre « ad majorem dei gloriam » l’intelligence au service de la mission. Des jésuites devinrent mandarins en Chine (Matteo Ricci), brahmanes aux Indes (Nobili) ou missionnaires au Japon (François-Xavier). Venu de cette Amérique du sud, où les évangélistes, les pentecôtistes protestants taillent des croupières au catholicisme, ce pape sud-américain a pris la mesure d’une époque qui fait primer l’émotion sur la raison, le chant sur l’étude et l’image sur la lettre. Il est apparemment décidé à rendre coup pour coup. Son slogan répété à satiété « N’oublie pas les pauvres », tourne ses ennemis sur leur gauche.

Ainsi, alors que le monde entier est plongé dans une crise économique sans précédent, digne de l’entre-deux-guerres, que les organisations internationales, les agences de notation et les gouvernements affolés imposent aux peuples une rigueur qui les conduit à la famine et qu’on apprend qu’il y a de plus en plus de milliardaires sur cette planète, il est bon que le chef de plus d’un milliard de catholiques se présente en « frère des pauvres ». Peut-être pourrait-il tout au plus donner mauvaise conscience à certains et surtout ouvrir les yeux des « maîtres du monde » en leur répétant inlassablement que tout cela ne pourra pas durer indéfiniment. Et qu’ils pourraient bien connaître un premier châtiment avant même le jugement dernier. Ce serait déjà beaucoup.

On peut d’ailleurs, parier qu’avant longtemps, en effet, « les puissances d’argent » n’accusent François d’être un affreux réactionnaire sous prétexte que, non content de s’en prendre aux homosexuels, il voudrait aussi s’en pendre au Veau d’or, ce qui est autrement impardonnable…

                                                                                                                                                                J. D.

17 février, 2013

L’affaire des lasagnes

Classé dans : Politique,sujets de societe — llanterne @ 18:12

 A la « une » de l’actualité, les lasagnes ont remplacé la Syrie, Depardieu, le Mali, le mariage homosexuel et le pape. Le public se lasse vite de tout et ne s’appesantit plus sur rien. En début de semaine, ce fut ainsi la mobilisation générale autour de cette affaire de « lasagnes au bœuf » faites avec… du cheval, ce qui, il est vrai, a tout de même de quoi surprendre. La France a placé sa filière viande, mais aussi poisson sous surveillance. L’Europe réunit les ministres concernés. Décidemment, on vit une époque formidable.

Il est vrai, autrefois, tout était simple, comme l’observe le journaliste au Figaro, Thierry Desjardins. On allait chez son boucher, au coin de la rue, qui connaissait un éleveur du Charolais et on mangeait une délicieuse côte de bœuf, qui n’était ni du cheval, ni du dromadaire. Aujourd’hui - et c’est, parait-il, le progrès -, on va dans un supermarché, on achète un plat dit « cuisiné » et on ingurgite n’importe quoi, c’est-à-dire l’Europe telle qu’ils nous l’ont fagotée. Findus, à force de vendre des poissons carrés, sans tête, ni arrêtes, ceux-là ont fini par confondre les chevaux et les bœufs. Les Anglais ont découvert l’embrouille. C’est normal, ils avaient retrouvé le goût de la vache folle. « On est ce que l’on mange », disait Rousseau. On comprend mieux, ce que la mondialisation a fait de nous. Aujourd’hui, si l’on a bien compris, la viande des lasagnes partait de Roumanie, passait par un intermédiaire luxembourgeois qui avait une boîte postale en Belgique, mais dont le siège était à Chypre et les actionnaires aux Iles Vierges, puis se retrouvait dans une entreprise de Castelnaudary, puis à Metz, puis de nouveau au Luxembourg avant de faire un détour par la Scandinavie et d’arriver dans nos assiettes un peu partout à travers l’Europe. Entre temps, bien-sûr, la viande qui était du cheval était devenue du bœuf.

Mais ces lasagnes roumano-hollando-luxembourgeo-franco-chypriotes, ne sont que la pointe émergée de l’iceberg. Ceci est valable, pour tout ce que nous achetons, nous consommons, tel un exemple caricatural de cette Europe qui devait nous apporter joie, prospérité et sécurité. On nous parle des avantages du marché européen. Mais ce n’est pas un marché, c’est une foire, pour ne pas dire un « bordel » sans nom. C’est le règne du pas cher, qui rapporte beaucoup à quelques-uns… Autrefois, c’était « du producteur au consommateur ». Aujourd’hui, le consommateur est devenu un intermédiaire, pas vraiment indispensable. Toutes les marinières bleu-blanc-rouge n’empêcheront pas les produits « Made in France » de venir de partout et de nulle part… Le scandale alimentaire des lasagnes au cheval est aussi celui de notre société de consommation, qui fait qu’aujourd’hui les producteurs et les consommateurs n’ont plus aucun rôle à jouer dans l’affaire. Les maîtres du marché sont les intermédiaires, les grossistes, les financiers, les banquiers qui jouent au bonneteau avec tout et n’importe quoi. Cette « financiarisation » de tout et même des produits agricoles, qui a, évidemment, tout faussé, tout déréglé, les prix comme la qualité.

Alors, quant on parle de protectionnisme, de relocalisation, on nous rie au nez. Mais ne vous inquiétez pas, les contrôles seront renforcés, il suffit d’y croire. Comme le capitalisme a été moralisé, la finance régulée, le chômage enrayé… Déjà, les commissaires européens se sont réunis. Le communiqué officiel ne tardera pas. On est rassuré. Mais toutefois, comme le conclut Thierry Desjardins, ce n’est pas en mettant au chômage les 300 salariés de Spanghero qu’on règlera le problème. Mais en ayant le courage de remettre en cause l’Europe telle qu’ils nous l’ont fagotée et tout le système de distribution de l’économie française.

                                                                                                                                                                                                             J. D.

30 janvier, 2013

Ce référendum anglais sur l’Europe

Classé dans : Europe,Politique,sujets de societe — llanterne @ 19:51

 Accusé de faire chanter l’Europe, David Cameron passe un mauvais quart d’heure, de Bruxelles à Berlin, en passant par Paris et même Washington. Il parait que même Pékin désapprouve. Les élites européennes et britanniques désapprouvent aussi. Son prédécesseur, Tony Blair, le condamne. Les marchés, les bourses, les banquiers, les milieux d’affaires aussi. Il faut dire que le Premier ministre de Sa Gracieuse Majesté, a exagéré en exigeant un référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE.

Demander au peuple, son avis. On n’a pas idée aussi. On dira que, malgré le tunnel sous la Manche, la Grande-Bretagne est encore une île, qu’elle regarde toujours davantage vers les Etats-Unis que vers le vieux continent, qu’elle est entrée à reculons dans l’Union et qu’elle n’a jamais voulu adopter l’euro. Mais cela dit, les Anglais ont de la chance. Cela fait bien longtemps qu’on ne nous a plus demandé, à nous autres, ce que nous pensions de cette Europe qu’on nous avait présentée jadis comme une aimable confédération d’Etats-Nations. Il parait que Cameron pousserait l’incongruité, jusqu’à se soumettre à la volonté du peuple britannique. Pourtant, Sarkozy lui avait donné le bon exemple, le ton, l’on pourrait dire : un référendum sur l’Europe, on s’assoit dessus, ou alors on fait revoter en catimini, jusqu’à ce qu’un oui s’en suive. Et si le non l’emportait, pourquoi pas démissionner, tant qu’on y est, comme un vulgaire général de Gaulle, en 1969. La dernière fois qu’on nous avait demandé notre avis, nous avions dit très clairement « non » et nos dirigeants - en l’occurrence Sarkozy qui ne l’a pas emporté au paradis -, n’en ont tenu aucun compte. Ils savent mieux que nous ce que nous souhaitons.

Les Anglais, eux, ont refusé les douceurs de l’euro, qui devaient nous conduire sur les voies de la croissance et de la prospérité, pour paraphraser Eric Zemmour. Depuis vingt ans, la zone euro est la région du monde où la croissance est la plus faible. Les Anglais veulent continuer à bénéficier de leur propre planche à billets, comme les Américains, les Japonais ou les Chinois. Ils ont aussi refusé les joies de Schengen, qui permet de recevoir des centaines de milliers d’immigrés, dont personne ne veut. Ils refusent aussi de se soumettre à l’impérium de la grande puissance du continent, l’Allemagne. Les Anglais nous comprennent mal, nous qui cédons au lyrisme illusoire du couple franco-allemand. « Un couple, disait Oscar Wilde, c’est quand deux personnes ne font qu’un ». Mais lequel ? Ils sont susceptibles, en plus. Ils ne supportent pas, après la suppression des frontières, la monnaie, de voir leurs lois, fabriquer par des technocrates bruxellois. Ils ont la prétention de continuer à les faire aux Communes à Londres. Ils appellent cela, la démocratie parlementaire. Ils refusent aussi que des juges étrangers à La Haye, leurs fassent des remontrances sur les droits de l’homme. Comme s’ils se prenaient pour le pays de l’Habeas Corpus.

Depuis cette annonce, on menace aux entreprises britanniques de leur fermer le marché européen. Mais le marché européen est le plus ouvert au monde. Les Américains, les Chinois, les Japonais y entrent comme dans du beurre. Et l’industrie britannique est en train de se refaire une santé, grâce à une monnaie faible et des lois sociales encore plus faibles. Comme le conclut M. Zemmour,  décidément, ce populisme britannique qui ne reconnait que son propre intérêt s’avère intolérable…

                                                                                                                                                                                                      J. D.

26 janvier, 2013

« On est pas couché » de Laurent Ruquier – Intervention de Ziad Takieddine

Classé dans : Politique,sujets de societe — llanterne @ 21:42

Dans l’émission « On est pas couché » présentée par Laurent Ruquier (édition du 05/01/2013), l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine y allait de déroutantes révélations, affirmant détenir les preuves d’un financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par la Libye en 2007. A découvrir…

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Le prix de la métamorphose

Classé dans : Politique,sujets de societe — llanterne @ 18:26

Encore récemment, nous décrivions un François Hollande agaçant, plus qu’apaisant, et disons-le aux abois. Apparemment, le président a repris des couleurs, le voilà négociateur, chef de la gauche sur le mariage homosexuel, chef de guerre au Mali. Les communicants de l’Elysée s’activent, se trémoussent. Enfin, Flamby aurait tourné président. Il a fait des choix. Il est vrai, qu’en une semaine, il a eu son accord, sa manifestation, sa guerre. Mais le prix de la transmutation de plomb en or est élevé.

Ainsi, il consacre dans le droit du travail, cette flexibilité que la gauche vouait aux gémonies de l’ultralibéralisme depuis trente ans. Il ressuscite dans les sables du Sahel, cette Fançafrique, qu’il dénonçait lui-même avec véhémence, il y a encore quelques semaines, déclarant la guerre sans débat au parlement, comme un vulgaire gaulliste, et sans soutien de nos voisins. Enfin, il met dans la rue près d’un million de personnes pour une réforme sociétale, qui  n’est pas réellement son genre, alors qu’il avait promis de pacifier le pays. Il est contraint de passer en force, alors qu’il s’était fait le chantre de la négociation. Au passage, il se met à dos une France provinciale de culture catholique, d’où il vient, qui ne lui était nullement hostile, tant elle avait été excédée par l’ostentation de nouveau riche de son prédécesseur, comme l’analyse Eric Zemmour. Mais il doit donner des gages, à une gauche radicale, qui le déteste, le méprise, justement en raison de ses choix économiques et accessoirement géo-stratégiques.

Alors ses contradictions le rattrapent. Il essaye désespérément d’y échapper. Il lance quelques rideaux de fumée. Ainsi, Michel Sapin insiste sur les petites sucreries sociales concédées à la CFDT. Fabius, Le Drihan répètent à satiété, que nous faisons la guerre à des terroristes, à des criminels. Ils ne peuvent avouer, bien-sûr, que nous combattons les frères de ceux que nous soutenons en Syrie, tous financés par le Qatar, grand ami de la France. En lançant nos troupes d’élite contre des bandes de « terroristes », qu’il prend pour des bandits de grands chemins, François Hollande n’a pas compris qu’il déclarait en fait la guerre au Salafisme, c’est-à-dire l’Islam qui domine tout le Sahel. Sans discuter du bien fondé de cette intervention, après le succès de cette première phase, viendra ensuite la seconde et le risque d’enlisement, si elle n’est pas suivie d’effets. Et même si comparaison n’est pas raison, suivant l’analyse du journaliste Thierry Desjardins, il faut bien dire que le Mali ressemble étrangement à l’Afghanistan. Du désert et des montagnes à perte de vue dans lesquels une armée venue d’ailleurs a bien peu de chance de s’y retrouver. Dans un pays épouvantablement pauvre, une mosaïque inextricable de tribus et d’ethnies aux langues et aux cultures différentes qui se sont toujours affrontées.

Enfumages, dissimulations ne disparaissent pas en quelques jours. C’est qu’Hollande joue gros. C’est que le chômage ne baisse pas, en dépit des cadeaux faits aux entreprises, que l’armée française risque l’enlisement au Mali, comme les Américains en Afghanistan, que les manifestations massives se succèdent contre le mariage homo… Et suivant cette tirade zemmourienne, concluant bien le propos : « Hollande sera alors lacéré par la droite, et piétiné par la gauche. Comme crucifié »…

                                                                                                                                                                                                      J. D.

26 décembre, 2012

Tapie, le retour

Classé dans : Politique,sujets de societe — llanterne @ 21:26

Certains affirment que l’histoire ne se répète jamais. D’autres, sans doute plus judicieux, font remarquer qu’il lui arrive bien souvent de repasser les mêmes plats. Nous avons ainsi aujourd’hui l’impression de revivre certaines scènes déjà vues, et que notre petite histoire politique ressasse inlassablement. En France, le rachat du Groupe Hersant Médias (GHM) par Bernard Tapie provoque autant de remous et suscite toujours autant d’émoi. Tapie a réussi son retour, il va devenir patron de presse, à la tête de La Provence, Nice-matin, Corse-matin. Les années 80 sont à la mode. Tapie revient à Marseille, comme au bon vieux temps de   « nanar ».

Dans son livre intitulé La décennie, le grand cauchemar des années 80, paru aux éditions de La Découverte en 2006, François Cusset retraçait en treize étapes ce que nous ont légué « les années fric ». Années fric, années Tapie, années 80 sont devenues synonymes. Alors Tapie chantait le blues du businessman. Son franc-parler, son physique et sa force de conviction le font citer en exemple par les médias, qui l’élisent « Homme de l’Année » en 1984. Son succès dans les affaires n’est en tout cas contesté par personne à l’aube des années 1990. Galvanisé par son expérience dans le cyclisme, Bernard Tapie décide de tenter la même réussite dans le football. En 1986, il répond à l’invitation d’Edmonde Charles-Roux, veuve de l’ancien maire de Marseille Gaston Defferre, de reprendre l’Olympique de Marseille (OM), préfigurant son engagement politique marseillais, dès 1987, puis à l’échelle nationale, au travers son bref passage au ministère de la ville. A l’époque, au ministère des finances, Pierre Bérégovoy, intimidé par l’arrogance des hauts-fonctionnaires du Trésor, donnait les clefs aux banquiers, tandis qu’à Bruxelles, un autre socialiste méritant, Jacques Delors, leur ouvrait en grand les chemins de l’argent mondialisé. L’argent n’avait jamais été aussi à la fête, depuis Napoléon III.

Près de trente ans plus tard, après les excès et les dégâts que l’on connaît, un autre gouvernement socialiste promettait de refermer la parenthèse dorée. François Hollande avait retrouvé, pour l’occasion, le souffle épique de François Mitterrand dans les années 70, au travers son fameux discours du Bourget contre la spéculation et la finance mondialisée. Mais le prosaïsme des années 80 avait rapidement pris le dessus.  « I’m not dangerous », avait-il même glissé entre deux plaisanteries. La réforme bancaire - concoctée par le gouvernement -, a beau annoncé pompeusement  « une régulation renforcée », c’est un martinet sans fil. Comme l’analyse Monsieur Zemmour, même les Anglais et les Américains sont plus exigeants et plus sourcilleux avec les activités spéculatives, c’est dire. Il est vrai que ce sont les hauts fonctionnaires du Trésor, qui ont concocté cette loi, en lorgnant déjà sur le fauteuil doré, que leur ont préparé une de ces banques qu’ils étaient censés égorger. Les banquiers français peuvent dormir sur les deux oreilles. Aujourd’hui, sur les 8000 milliards d’euros de bilan des banques françaises, seulement 22 % sont prêtés à l’économie réelle.

Dans le même temps, Tapie joue avec son magot au comte de Monte-Cristo prenant sa revanche, sur tous ceux qui l’avaient envoyé en prison. Dans le célèbre roman de Dumas, il avait été enfermé dans une forteresse près du vieux port. Homme d’affaires symbole des années fric et frime, le retour de Bernard Tapie inquiète les socialistes marseillais, à l’approche des municipales de 2014. Les businessmen rêvent toujours d’être des artistes. Les années 80 brillent de tous leurs feux. Comme d’habitude, la gauche se couche devant la finance, en faisant semblant de la menacer. « Les businessmen rêvent d’être des artistes. Et les artistes devenus des businessmen sourcilleux et avisés, vont planquer leur magot en Belgique »…

                                                                                                                                                                                                      J. D.

3 décembre, 2012

UMP : vers l’implosion programmée

Classé dans : Politique,sujets de societe — llanterne @ 21:40

Après avoir créé la surprise, en l’emportant de 98 voix face à François Fillon, que l’on donnait pourtant favori, Jean-François Copé a été proclamé, une nouvelle fois, mercredi soir, par cette fois-ci, la commission des recours de l’UMP, président de l’UMP. Une fois de plus, François Fillon conteste cette victoire. Le feuilleton n’en finit pas. C’est une guerre d’hommes, un affrontement de caractères, d’égos, de styles opposés, dépouillé de considérations politico-idéologiques réelles. Ainsi, Copé refuse d’abandonner, de lâcher l’appareil du parti, vaille que vaille, quoi qu’il en coûte. Fillon a déjà vraisemblablement renoncé à être président du grand parti de l’opposition, mais veut faire tomber son adversaire avec lui.

Il est vrai, Fillon devait gagner, Fillon avait gagné. La victoire serait large, incontestable. L’ancien premier ministre avait accumulé sur cette base optimiste, les ralliements de notables de l’UMP, y compris chez certains soutiens de Copé, les Baroin ou Pécresse. Bien-sûr, aujourd’hui ils accusent les fraudes, le bourrage des urnes, l’organisation du vote, ainsi que les pressions sur l’appareil. Ils n’auront pas forcément tort. Sauf que l’essentiel est ailleurs. Ils pensaient jusque-là, que l’avance de l’ex-premier ministre serait telle, qu’elle absorberait les trucages divers et variés. Ils se sont trompés, ils se sont leurrés, ils se sont aveuglés, laissant leur champion s’enfermer dans une ligne vraisemblablement trop centriste, qui l’a étouffé, laissant Fillon rejeter la supposée droitisation de son adversaire. C’est le virage centriste, barriste – UDF de Fillon, qui a redonné de l’oxygène à Copé. L’ancien secrétaire général de l’UMP se savait guère aimé, par son profil d’énarque ambitieux, jusqu’à l’arrogance, qui ne se sera pas effacé le temps d’une campagne, même s’il a manifesté partout et pour tous, une affection trop ostentatoire pour être sincère. Suivant l’analyse zemmourienne, « Copé fait de la politique à la papa, comme Chirac dans les années 70, s’emparant à la hussarde du vieux parti gaulliste ». Fillon, lui, veut prendre sa revanche, devant les juges, ou mieux encore, devant le groupe parlementaire. Mais seulement, la politique rattrape les hommes, l’idéologie finit par rattraper les égos.

En effet, il est vrai, Copé et Fillon étaient au départ, des frères siamois. Ils étaient des héritiers de la chiraquie, européistes et libéraux, ayant intériorisé les contraintes de l’Europe, et de la mondialisation. Mais seulement, après des mois de campagne, c’est leur destin qui en sort transformé. Fillon aura incarné jusqu’à la caricature, les notables qui le soutenaient en masse. Copé a appliqué les consignes de Patrick Buisson et ses assauts sémantiques. Jusque dans le score au final, du 50 / 50 soulignant bien cette scission au sein de l’électorat UMP, une scission entre ligne Buisson / ligne Guaino. Ainsi, la virulence et la vélocité de la lutte entre les deux hommes, aura exacerbé les différences idéologiques, et cela bien au-delà de leurs convictions réelles. L’échec de la médiation s’avère ainsi révélatrice de la fin d’une époque, de la fin de l’UMP, de cet animal hybride forgé par Juppé et Chirac, reposant sur un compromis soigneusement dissimulé. Aux élus RPR revenaient l’essentiel des places, aux élus UDF, les idées. Donc la ligne politique de l’UMP serait celle de l’UDF, à savoir libérale et européenne. Mais toutefois, ce grand parti centriste de Juppé a du plomb dans l’aile. Il est même pour ainsi dire mort.

Déjà, les militants l’avaient condamné, en ne remettant pas les clefs du parti à Fillon. Mais les électeurs de droite eux-même, l’avaient mortellement blessé, en plébiscitant la campagne iconoclaste, bien que tardive, de Sarkozy sur les frontières. Le clivage se situe entre les militants et les sympathisants, d’une part, et les élus notabilisés, d’autre part, demeurés pour la plupart, sur la ligne centriste de l’UMP de 2002, en dépit de revers comme celui de 2005. Mais toujours suivant l’analyse zemmourienne, un échec de Juppé, qui fait aussi remonter à la surface une vieille histoire. En 1990, un combat avait divisé le RPR d’alors. D’un côté, Séguin et Pasqua, de l’autre, Chirac, Juppé, Balladur et le jeune Sarkozy. Séguin et Pasqua reprochaient à Chirac et Juppé de notabiliser le mouvement gaulliste, d’abandonner la ligne du général de Gaulle, de transformer un mouvement populaire, social, national, en un parti centriste, libéral, européen, en gros, d’aligner le RPR sur l’UDF. Les deux hommes prophétisaient que le RPR perdrait et le peuple, et la nation. Ils furent vaincus. Contrairement, à Copé et Fillon, pris dans leur duel fratricide, ils acceptèrent alors de bonne grâce leur défaite. Mais ils avaient vu juste. Le RPR s’aligna alors sur l’UDF, jusqu’à se fondre dans l’UMP. Juppé avait vaincu Séguin.

Mais vingt ans plus tard, l’œuvre de Juppé, l’ancien premier ministre « droit dans ses bottes », explose ou plutôt implose. Séguin, « la bête des Vosges » comme on le surnommait, prend sa revanche posthume. Ainsi, Fillon et ses notables constitués en groupe, n’ont plus qu’à rejoindre les centristes autour de Borloo et son nouveau parti, l’UDI. Copé, quant à lui, n’a plus qu’une solution : refaire le RPR, pour affronter sur son terrain, le FN, dans une lutte sans merci. Ils n’ont maintenant plus le choix…

                                                                                                                            J. D.

9 novembre, 2012

Ce débat autour de l’homoparentalité

Classé dans : Politique,sujets de societe — llanterne @ 18:26

A l’heure où quelques pays européens ont déjà accordé aux couples gays le droit au mariage et à l’adoption, la question fait débat en France, prenant depuis ces derniers temps, une certaine résonance. Il est vrai, que sous la pression électorale, Nicolas Sarkozy, durant son mandat - et cela dès 2007 -, aura même déjà songé à équiper les candidats éventuels d’un véritable kit familial. En effet, avec le contrat d’union civile, assimilable en tout point au mariage, une trouée était déjà ouverte aux tenants du mariage homosexuel, ainsi qu’en filigrane, à une autre problématique se posant consubstantiellement, l’adoption par des couples homoparentaux.

Et pour se faire, l’habile lobby avait trouvé un slogan digne d’une campagne publicitaire à la Séguéla : « le mariage pour tous ». Effrayée par la ringardisation décrétée par les médias, ces derniers jours, la droite restait tapie dans l’ombre, et l’Eglise laissait partir en éclaireur, le Grand rabbin de France. Réclamer le mariage pour les homosexuels aura été le dernier subterfuge de ces militants d’extrême-gauche aguerris, toujours à l’affut d’une nouvelle revendication, justification même de l’existence de certaines associations, dans une sempiternelle fuite en avant. Mais seulement, comme l’analyse Monsieur Zemmour, le lobby semble avoir vu trop gros. « Il tenait le mariage, il voulait les enfants ». Il est vrai, comme l’expose judicieusement Béatrice Bourges (auteur d’un ouvrage sur le sujet), si le droit à l’enfant revendiqué par les couples homosexuels - tel une nouvelle revendication exhibée par certains lobbies, et le dernier droit d’une société consumériste et hédoniste -, se trouve bien au cœur de ce des nouvelles expériences sociojuridiques, étrangement, le droit de l’enfant lui-même semble avoir été relégué aux oubliettes. Car peut-on réellement croire à la neutralité de la sexualité parentale dans la construction psychique de l’enfant ?

Pour le PaCS (au demeurant, fort mal négocié, à l’époque, car laissant trop de questions jurisprudentielles en suspens), « le lobby avait réussi à endormir les consciences, en jouant sur l’utilitarisme de chacun ; un droit de plus pour les homos, mais qui ne vous enlève rien », pour citer l’inénarrable Monsieur Zemmour. Mais cette fois, l’égoïsme utilitariste s’est retourné : un droit de plus pour certains, qui chamboule tout, jusqu’à la terminologie « père - mère » du livret de famille, remplacée par « parent 1 - parent 2 ». Des homosexuels se révoltent à leur tour contre l’emprise de ce lobby gay. Pour leur part, ils n’avaient jamais eu l’intention de se marier, demandant seulement à vivre tranquillement leur sexualité, pouvant avoir, à la rigueur, un neveu ou une nièce auxquels ils étaient attachés. Il est vrai, les grands écrivains homosexuels s’étaient, au passage, toujours moqués du mariage et même de l’amour, où comme disait Oscar Wilde, « on commence à se tromper soi-même, puis on finit par tromper l’autre ». En outre la souffrance chroniquement observée chez les enfants adoptés, qui n’ont de cesse de retrouver le père et la mère dont ils sont nés, ne risque-t-elle pas de s’aggraver dans le cas où la famille d’accueil ne représente même plus ce modèle ? Et quand sera-t-il de l’insertion sociale de l’adopté, dans le cas présent, surtout durant la petite enfance, puis l’adolescence, à une période où les enfants sont particulièrement cruels entre eux ?

En passant au crible, tous les arguments politiquement corrects en faveur de l’homoparentalité, Béatrice Bourges démontre également la nécessité d’une filiation parfaitement reconnaissable par les enfants, à travers la possibilité de se différencier sexuellement de leurs parents. Les chiffres sur l’adoption sont également à rétablir, dans un contexte élargi aux frontières de l’Europe. Au travers les résultats d’une vaste expertise dans différents domaines (psychanalitique, sociologique et juridique), sont ainsi dénoncés les véritables enjeux de société, se dissimulant derrière cette revendication marginale, au sein de la communauté homosexuelle, et à laquelle, il conviendrait plus que jamais, de se voir appliqué le sacro-saint principe de précaution. Puisque l’on ne devient pas enfant, mais l’on « naît » enfant.

                                                                                                                                                                              J. D.


10 mai, 2012

Les clés de la défaite de Sarkozy

Classé dans : Politique,sujets de societe — llanterne @ 22:51

Hier soir, à vingt heures, c’était la chronique d’une défaite annoncée, depuis des jours et des jours, depuis des mois même. La défaite de Nicolas Sarkozy était écrite, inévitable, inéluctable. Elle n’a jamais fait l’ombre d’un doute, sauf pour ceux qui ne voyaient pas la réalité en face. Fruit à la fois de la crise de 2008, qui a balayé tous les sortants européens, mais aussi de son discrédit personnel, de ces manières, son style, ses inconstances et ses incohérences, voire ses trahisons.

La question qui restait en suspens, n’était donc pas celle de la victoire et de la défaite, mais celle de l’ampleur de cette défaite. Surtout cette campagne a suscité beaucoup de polémiques, de sarcasmes, surtout pour les belles âmes de la droite et du centre, « campagne qui courait après le Front national », comme on l’a dit, décrié de Villepin à Bayrou, ou de Juppé à Raffarin dont le silence fut parlant. Les chiffres leurs répondent, la mobilisation du peuple de droite, a incontestablement payé, car Sarkozy a fini à 48 %. Il pourra longtemps regretter de n’être pas parti plus tôt en campagne. Mais il pourra surtout regretter de n’avoir pas tenu les promesses faites en 2007, à l’électorat populaire qui avait misé sur lui.

Il avait ainsi siphonné les voix du Front national, en parlant de laïcité, d’immigration, de patriotisme, de protectionnisme et de frontières, de chômage, leur donnant une porte de sortie gouvernementale, sans outrance verbale, mais aussi sans faiblesse. Sarkozy n’a pas respecté ses promesses, c’est la clef évidente de sa défaite. La campagne Buisson ne pouvait combler cinq ans de renoncements, d’incohérences. Pourtant, son discours de 2012 sur la frontière en a séduit plus d’un. Et Sarkozy laisse son parti avec un nouveau discours, mais qui déplaît fortement à certains. Les centristes et les modérés se sont tus, mais en échange, ils voudront reprendre en main la situation.

On ne sait ce que fera la droite populaire, le seul courant en phase avec l’esprit de la campagne sarkozyste. On ne sait ce que réalisera le Front national aux législatives. On ne sait également, si des élus de droite, accepteront de composer, de dialoguer avec le Front national comme le dit Gérard Longuet. Comme, on ne sait si l’unité de l’UMP y résistera.

                                                                                                                 J. D.

15 avril, 2012

Opération, au fumet électoraliste

Classé dans : Politique,sujets de societe — llanterne @ 16:54

Opération, au fumet électoraliste dans Politique latern

C’est tout un branle-bas médiatique, que nous avons eu récemment, autour des dernières interpellations d’islamistes radicaux présumés. Le Front national a fustigé la gesticulation électoraliste du chef de l’Etat, François Bayrou se dit opposé à toute mise en scène d’arrestation devant les caméras, et Martine Aubry, elle, s’est dite choquée par la médiatisation de ces opérations. Une opération électoraliste, l’accusation vient de partout, des socialistes, des partisans de Mélenchon, de ceux de Bayrou. Depuis l’entre-deux tours de 1988, l’assaut donné à la grotte d’Ouvéa et la libération des otages du Liban, par le gouvernement de Jacques Chirac, alors dans un duel présidentiel – qu’il perdra d’ailleurs -, avec François Mitterrand, l’accusation revient automatiquement. Comme un réflexe, réflexe conditionné, pavlovien. Lui aussi, finalement électoraliste. Quand François Hollande laisse tomber, qu’on aurait dû intervenir, plus tôt, plus fort, n’est-il pas lui aussi coupable de réflexion électoraliste ?

Le même Hollande – or période électorale -, n’aurait-il pas dénoncé avec véhémence, la stigmatisation de l’Islam. Daniel Cohn-Bendit, lui, parle de rafle, mot connoté depuis la grande rafle du Vel-d’hiv des juifs en 1942. Mélenchon tonne : « il faut que ça s’arrête ». Les attentats, les morts d’enfants. Non, les expulsions d’imams, de militants salafistes, qui affirment sans se lasser qu’il faut exterminer les juifs, tuer les mauvais musulmans et instaurer en France, la Charia. A chacun son électoralisme. Même la médiatisation, évidente, ostentatoire, n’est pas en elle-même scandaleuse. Elle sert évidemment les intérêts du candidat Sarkozy. Mais après tout, l’Etat a le devoir de faire connaître son travail, pour rassurer les populations. « Que les méchants aient peur, et que les bons se rassurent », disait Napoléon III. Mais sur le fond, revenons sur ce que disait François Hollande, on aurait dû, pu, peut-être faire davantage avant… On pourrait instruire le procès inverse de Nicolas Sarkozy. Pourquoi viens-tu si tard ? Pourquoi avoir cédé si longtemps aux lamentos des professionnels de l’indignation anti-raciste ? Pourquoi cette alliance passée avec l’organisation française des Frères Musulmans, grands rivaux du salafisme dans l’intégrisme islamiste ? Pourquoi cette intervention devant une salle remplie de femmes voilées, alors qu’il était ministre de l’intérieur ?

Le salafisme, volonté de revenir à la pureté originelle de l’Islam, est directement issue de la tradition wahabite, qui règnent chez les grands alliés de l’Amérique, l’Arabie saoudite, et des grands amis de la France, le Qatar. Qui n’investit pas seulement dans l’achat de joueurs au Paris-Saint-Germain, mais aussi dans les grandes entreprises françaises, et même dans les banlieues françaises, pour parait-il, dégager l’élite de demain, de la France de la diversité. Le même Qatar, qui a financé les salafistes, dans les campagnes électorales en Tunisie et en Egypte. Car les « Mohammed Merha », ne sont  pas un type nouveau de terroristes. Depuis plus de quinze ans, le criminologue Xavier Rauffer a repéré ce qu’il appelle, « ces hybrides, entre criminels et djihadistes », qui sont à ses yeux, consubstantiels au salafisme armé. Il se situe à l’intersection, entre l’idéologie et la délinquance, entre la religion et la criminalité. Les « Mohammed Merha » sont endoctrinés par ces Imams, que l’on a tant tardé à expulser.

Des prédicateurs islamistes à qui on refuse désormais la présence sur le territoire français, alors que leur présence et leurs discours, ne semble avoir dérangé personne, durant de nombreuses années. Les mauvais coucheurs étaient taxés d’islamophobie. On pourrait à contrario, bénir l’électoralisme, chaque prédicateur, chaque militant du salafisme en moins sur notre territoire, et bien c’est toujours ça de pris. Pas de petit profit et pas de petit répis…

                                                                                                                            J. D.

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