La Lanterne (politique, sujets de société)

15 février, 2011

Les lectures de l’oeuvre de Muray, par Fabrice Luchini

Classé dans : Culture,theatre et 7e art — llanterne @ 19:41

Dans la lignée de ses lectures de passages du « Voyage au bout de la nuit » de Céline, ou encore de Paul Valéry, Gustave Flaubert ou des fables de La Fontaine, Fabrice Luchini s’est intéressé récemment, à l’œuvre de Philippe Muray, au travers d’une compilation de quelques textes choisis, écrits essentiellement entre 1998 et 1999.

A l’image de Céline, le philosophe et essayiste, Philippe Muray - décédé en 2006 -, se voulait le chroniqueur de ce qu’il appelait le « désastre contemporain ». Une époque où selon lui, « le risible a fusionné avec le sérieux », et où le « festivisme » fait la loi. Dans un ton rempli de dérision, Philippe Muray a stigmatisé les travers de notre temps, notamment au travers de la figure allégorique de l’« Homo festivus »… Il fut ainsi l’auteur de nombreux néologismes assassins, à l’image d’ « Aristocrate », « rebellocrate », « Mutin de Panurge » (individu à la rébellion factice, en accord avec l’air du temps), ou encore « Maton de Panurge » (individu tentant par tous les moyens, de faire taire les voix s’opposant au consensus d’un certain politiquement correct). Bref, un atypique et un réactionnaire, au style assez copieux, mais plein d’humour et de justesse.

En prolongation jusqu’au mois dernier, au théâtre de l’Atelier, j’ai eu ainsi le plaisir de découvrir Muray, au travers de ses lectures, dans un exercice pourtant malaisé, mais servi par le talent de conteur de Fabrice Luchini, et son sens inné des apartées avec le public.

                                                                                                                     J. D.

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14 janvier, 2011

Le Président d’Yves Jeuland

Classé dans : Culture,theatre et 7e art — llanterne @ 0:20

Le Président 

 Le Président, long-métrage d’Yves Jeuland

Avec Georges Frêche, Laurent Blondiau, Frédéric Bort 

Le 21 mars 2010, Georges Frêche -récemment décédé-, est réélu dans son fauteuil. En Languedoc, il est le Président. C’est l’objet du dernier film d’Yves Jeuland, réalisateur de documentaires, souvent dédiés à l’engagement politique. Dans Paris à tout prix, il suivait déjà, entre 1999 et 2001, Jean Tibéri, Bertrand Delanoë, Philippe Séguin et les autres protagonistes de l’élection municipale de 2001, dans la capitale française.

Dans ce dernier film-documentaire, Le Président, six mois durant, au fil d’une campagne ébouriffante, mais cependant captivante, la caméra d’Yves Jeuland n’a pas quitté le candidat PS de la région Languedoc-Roussillon, partout, hors champs et contrechamps, dans le secret des conciliabules et les fins de banquet. Que ce soit face aux ténors des médias, au milieu d’une réunion de militants, dans son bureau, au saut du lit… Escorté de ses deux conseillers politiques, Georges Frêche, le président décrié de « Septimanie », se révèle un formidable animal politique, grand acteur rabelaisien, et provocateur dans l’âme. Une véritable comédie humaine, que ce voyage au cœur d’une campagne électorale, s’inscrivant dans le registre de l’émission « streap-tease », leçon sur la vie politique, la chose publique et le cynisme du pouvoir.

                                                                                                                      J. D.

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